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D'UN  DUPRÉ  À  L'AUTRE


Dupré, Augustin. - 1748-1833. Quatorzième et dernier graveur général des monnaies de France de l’Ancien Régime. 

Élève du sculpteur David d’Angers, il remporte le prix du concours du Louis conventionnel. 

Ce qui l’amène à revoir la présentation de toutes les monnaies de la République, puisant son inspiration dans la symbolique de l’An­tiquité, avec ses tables de la Loi, son génie de la Liberté, son Hercule et ses faisceaux de licteurs. 

Son différent est un coq. 

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Voilà ce qui peut être dit de l'un des graveurs qui ont le plus marqué l'histoire de la numismatique française, et qui, de ce fait, figure parmi les plus connus.


On lui doit d'abord la gravure, dès la fin de l'année 1792, après concours, d'un nouvel revers pour les pièces de monnaie émises à la gloire de Louis XVI, nouveau roi constitutionnel ; revers devenu avers quand, après la mort sur l'échafaud du monarque, il est désormais fait mention de la valeur faciale de six livres. 

L'empreinte gravée par Augustin Dupré présente le génie de la France, entouré d'un coq et d'un bonnet phrygien, dressé devant une stèle sur laquelle il grave le mot Constitution. Au bas de la stèle figure la signature du graveur. L'écu ainsi produit a un diamètre de 38,5 mm, un poids de 29,23 g et un taux d'argent fin de 917‰.


En l'an IV de la République (soit en 1796), est émise la première pièce de 5 francs du Directoire (qui remplace l'écu royal de 6 livres) portant en son avers l'effigie d'Hercule. Dieu de la force et du courage, Hercule – à demi dénudé et barbu – est entouré de la Liberté à sa droite et de l'Égalité à sa gauche ; ceci sous la mention « Union et Force ». Le module de la pièce étant de 35 mm en diamètre, de 25 g en poids et de 900‰ en teneur d'argent fin.


L'oeuvre d'Augustin  survivra à celui-ci, puisque le génie de la France et le dieu Hercule figureront plus tard à l'avènement de la Seconde puis de la Troisième Républiques, ainsi que sous la Cinquième République à l'occasion de diverses commémorations. À remarquer cette pièce de 41 mm de diamètre, pour un poids de 30 g, émise en 1974 puis en 1979, avec une valeur faciale de 50 francs ; ainsi que cette pièce de 5 francs, en cupro-nickel (29 mm, 10 g), frappée en 1996, toujours à la gloire du dieu Hercule, de l'union et de la force.


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DÉFINITIONS NUMISMATIQUES


Extraites du Dictionnaire de l'Académie française


breloque. - n. f.


Il désignait des Curiosités de peu de valeur. Cet homme vend bien cher ses breloques.


Il se dit aujourd’hui des Cachets et autres petits bijoux qu’on attache aux chaînes de montre et aux bracelets. Par analogie avec le mouvement continu des breloques, on dit, en termes militaires, Battre la breloque, Faire une batterie de tambour ou une sonnerie de clairon, de trompette, qui est, pour les soldats, le signal de rompre les rangs, la permission d’aller à la débandade. On dit aussi la BERLOQUE.


Fig. et fam., Battre la breloque, se dit de Quelqu’un qui ne sait où il en est de ce qu’il dit, ou qui divague.

• BRELOQUES

médaille. –  n. f.


Pièce de métal frappée ou parfois fondue en l’honneur d’une personne illustre, ou pour conserver le souvenir d’une action mémorable, d’un événement, d’une entreprise. On comprend aussi sous le nom de Médailles les Anciennes monnaies des Grecs, des Romains, etc. Médaille d’or, d’argent, de cuivre, de bronze. Médaille antique. Médailles impériales, consulaires. Médaille bien conservée, entière. Médaille à fleur de coin. Médaille frappée, moulée. Le coin ou la matrice d’une médaille. Le poinçon d’une médaille. Le module d’une médaille. La légende, le champ, l’exergue, l’inscription d’une médaille. Cabinet de médailles. Frapper, fondre une médaille, des médailles. Histoire par les médailles. La face ou l’avers d’une médaille. Le revers d’une médaille. Médaille saucée. Voyez saucer. Médaille fruste. Voyez fruste. Médaille incuse. Voyez incuse. Médaille fourrée. Voyez fourrer. Médaille martelée. Voyez marteler. Médaille restituée. Voyez restitution. 


Fig. et fam., Le revers de la médaille.  


Prov. et fig., Toute médaille a son revers. 


Prov. et fig., C’est un profil de médaille, se dit d’une Personne dont les traits sont d’un dessin net et pur.


MÉDAILLE se dit aussi d’une Pièce d’or, d’argent, ou de cuivre, généralement bénite, qui représente un sujet de dévotion. Médailles de baptême, de première communion. Il a plusieurs médailles suspendues à son chapelet.


Il se dit encore de Certains prix qu’on donne aux poètes, aux orateurs, aux artistes, aux industriels qui ont obtenu les premiers rangs dans les concours ouverts par les académies ou par le gouvernement, etc. Il aobtenu une médaille d’or, d’argent, de bronze à la dernière Exposition universelle. Médaille d’honneur du Salon.


La médaille militaire, Décoration instituée en 1852 en faveur des sous-officiers et soldats les plus méritants et qu’on donne également aux généraux en récompense de services éclatants. La médaille de 1870, du Tonkin, du Maroc, Médailles données aux militaires en commémoration de ces campagnes. La médaille de Sainte-Hélène, Médaille donnée aux anciens militaires de la République et du Premier Empire.


Médaille de sauvetage, des épidémies, Médailles qui se donnent aux marins, aux médecins, etc.


MÉDAILLE se dit, de plus, d’une Plaque de métal numérotée que portent les commissionnaires, les porteurs des gares de chemins de fer, etc. Il se dit également d’une Pièce de métal attribuée aux membres de certaines corporations. Médaille de membre de l’Institut. Médaille de député.


• MEDAILLE LOUIS XV


Médaille en bronze de Louis XV (1758) gravée par Roettiers.

monnaie. – n. f.


Toute sorte de pièces d’or, d’argent, de bronze, de nickel, etc., frappées d’une empreinte légale, qui servent aux échanges et dont la valeur varie suivant le métal, le poids, le titre et la convention. Faire, émettre de nouvelle monnaie. Mettre une nouvelle monnaie en circulation. Refondre les monnaies. Certaines monnaies n’ont plus cours. Petite monnaie. Monnaie de cuivre, monnaie de billon. Monnaie étrangère.


Fausse monnaie, Monnaie imitée par des faussaires, généralement avec un métal de peu de valeur.


Monnaie de compte, Monnaie qui n’a jamais existé, ou qui n’existe plus en espèces réelles, mais qui a été inventée ou retenue pour faciliter les comptes, en les établissant toujours sur un pied certain et non variable; par opposition à Monnaie réelle ou effective, Monnaie dont il existe des pièces ayant cours dans le commerce. La guinée est une monnaie de compte. Le franc est une monnaie réelle.


Monnaie fiduciaire, papier-monnaie, Papier créé par l’état ou avec son autorisation, pour faire office de monnaie.


Monnaie obsidionale. Voyez obsidional. 


Fig. et fam., Battre monnaie, Se procurer de l’argent. Il a battu monnaie de tous les côtés.


MONNAIE, dans un sens plus particulier, se dit des Petites espèces d’argent ou de billon. N’avez-vous point de monnaie sur vous? Je n’ai pas un sou de monnaie. On dit aussi dans le même sens Petite monnaie, monnaie divisionnaire.


Il désigne aussi un Certain nombre de pièces ou de billets de moindre valeur que l’on donne en échange d’une pièce ou d’un billet, ou que l’on rend pour faire la différence entre le prix à payer et la somme versée. Je ne peux pas vous rendre la monnaie. Donnez-moi la monnaie de cent francs. Avez-vous la monnaie de ce billet de cent francs? ou, plus souvent elliptiquement, la monnaie de cent francs?


Figurément, Ces généraux n’étaient que la monnaie de Turenne.


Fig. et fam., Rendre, donner à quelqu’un la monnaie de sa pièce, Se venger, user de représailles.


Fig. et fam., Il l’a payé en même monnaie, se dit de Quelqu’un qui, ayant reçu d’un autre ou quelque service ou quelque déplaisir, lui a rendu la pareille.


Fig. et fam., Payer quelqu’un en monnaie de singe, Le payer par des grimaces ou des plaisanteries, se moquer de lui au lieu de le satisfaire réellement. Cette expression vient du souvenir des bateleurs qui payaient le péage en faisant gambader leur singe.


MONNAIE se dit, figurément, des Paroles dont il se fait une sorte d’échange dans la société. Les compliments sont une monnaie dont chacun connaît la valeur. C’est monnaie courante.


MONNAIE désigne aussi l’établissement public où l’on frappe les monnaies. Porter des lingots à la Monnaie pour qu’ils soient convertis en espèces. Ce lieu s’appelle autrement Hôtel de la Monnaie, des Monnaies.


Cour des Monnaies s’est dit d’une Cour supérieure établie pour juger souverainement de tout ce qui concernait les monnaies. Le premier président de la Cour des Monnaies.


• 20 FRANCS NAPOLEON I


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LA VALEUR DES MONNAIES ROYALES


1 écu          =           3 livres (Louis XIII)

                                5 livres (Louis XV)

                                6 livres (Louis XVI)


1 louis d’or =       10 livres

1 livre          =        1 franc

                            20 sols

                         240  deniers


1 sol          =       12 deniers

                  =         6 doubles tournois

1 douzain =       12 deniers

1 liard       =         3 deniers

1 double tournoi   =      2 deniers


1 teston    =       10 sols


1/2   écu   =       30 sols

1/4   écu   =       15 sols

1/8   écu   =      7,5 sols

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UNE VENTE EXCEPTIONNELLE


Le fait mérite une mention spéciale dans l’histoire de la numismatique fran­çaise : le 20 septembre 2019 a été réalisée, dans une salle publique de la villeode Bor­deaux, la ven­­­te aux enchères d’une mon­­naie de plaisir de quatre louis frap­pée en 1640. 


Ceci au prix de 288000 euros. 


• ÉCU LOUIS XIII



La monnaie concernée, dont on ne connaît actuellement qu’une demi-douzaine d’exemplaires, était estimée 70000 euros. 


Il s’agit, sans aucun doute, d’un record mondial pour ce qui est de la vente d’une monnaie ancienne.

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LE NAPOLÉON


En numismatique, le napoléon est une pièce de monnaie d’or de vingt francs contenant 5,805 g d’or pur (pour un poids total de 6,45 g), créée le 28 mars 1803 par Napoléon Bonaparte. Il a porté l’effigie du Premier consul mais aussi, au fil des régimes suivants, celles de l’empereur Napoléon, de Louis XVIII, Charles X, Louis Philippe, Napoléon III ou bien des symboles du genre Génie, Cérès ou Coq.


BONAPARTE CONSUL


Appelé encore louis d’or par habitude et par tradition, le napoléon prend la suite des monnaies d’or de l’ancien régime, notamment le louis de 24 livres tournois, d’un poids variable selon l’émission, autour de 8 g, apparu sous le règne de Louis XIII. La dernière émission précédant le napoléon est le louis conventionnel de 24 livres de Louis XVI émis en 1792 et 1793 puis en 1793 sans le buste du roi.


La dernière émission du napoléon remonte à 1914. Il s’agit du 20 francs or Coq et Marianne. Mais il a été produit, de 1951 à 1960, avec l’utilisation d’anciens coins, de nouvelles monnaies, les 20 francs or « Marianne et Coq » – qualifiées souvent de « refrappes Pinay » – portant au revers les millésimes de 1907 à 1914.

NAPOLEON EMPEREUR


Le nom de napoléon s’applique aujourd’hui à de très nombreuses pièces françaises en or de 20 francs frappées donc de 1803 à… 1960. Celles-ci ont été cotées à la bourse de Paris à partir de 1948 jusqu’à la suspension des cotations de l’or le 30 juillet 2004. 


Depuis, le prix du napoléon est dépendant de celui de l’or, ou de l’appréciation des collectionneurs et numismates. On estime le poids des napoléons actuellement en circulation à environ 5 000 tonnes d’or.


NAPOLEON III


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LE DOUZAIN


Douzain est le nom d’une monnaie française créée par Charles VII et appelée grand blanc (à ne pas confondre avec le gros blanc).

D’une valeur de 12 deniers (d’où son nom), il équivalait donc à un sol et sa composition était en billon et non en argent plein. 

Son titrage évolua au fil des années, passant de 4 à 3 parties d’argent.

DOUZAIN


Bien que composé principalement de cuivre, on ne pouvait le confondre avec la pièce d’un sou. 

Cependant, à l’usage, la couche d’argent finissait par s’élimer ou s’éroder, le titrage étant parfois inférieur à 25 % d’argent contre 70 % de cuivre et 5 % de plomb.


De petite taille, le douzain portait comme motif, d’un côté une croix, de l’autre les armes de France.


Le douzain fut fabriqué jusqu’à la réformation instituée par Louis XIII puis interdit à l’usage sous peine d’amende par une ordonnance de Louis XIV le 16 septembre 1692. 


Entretemps, son pouvoir libératoire avait été limité à de petites sommes, inférieures à dix livres tournois.


LE GROS BLANC


Le gros blanc est une monnaie d’argent française frappée sous le règne de Jean II le Bon (1319-1364). Son diamètre était de 28 millimètres, son poids de 4,532 g. Il présentait au revers la légende : Francorum Rex, soit roi des Francs.

GROS BLANC


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LE DOUBLE TOURNOIS


Le double denier tournois, appelé communément double tournois, est une ancienne monnaie d’une valeur de deux deniers tournois émise par les rois de France à partir de la fin du XIIIe siècle. Elle s’insère dans le système tournois : six doubles tournois forment un sou tournois. 

Vingt sous tournois constituent une livre tournois.


DOUBLE T LOUIS XIII



Le double tournois a été frappé pendant plusieurs siècles, de Phil­ippe le Bel à Louis XIV. On peut distinguer deux périodes de production des doubles tournois :


- la période médiévale et post-médiévale, où le double tournois est une monnaie de billon fabriquée à la main. La création du double tournois permet à Philippe le Bel de trouver rapidement des ressources à bon compte. En effet, le double tournois ne représente pas pondéralement la valeur de deux deniers tournois qu’il affiche avec la légende Moneta duplex. Les doubles tournois pèsent de 0,9 g à 1,3 g, alors que les deniers tournois ont un poids de l’ordre de 0,9 g à 1,1 g. 


- La période d’Henri III à Louis XIV où le double tournois est une monnaie de cuivre pur réalisée à l’aide de moyens modernes de production. Grâce au cuivre de Suède, le double tournois est fabriqué en quantités très importantes. 


Il s’agit alors d’une monnaie d’un poids officiel de 3,138 g qui présente au droit le nom, la titulature et le portrait du roi et, la plupart du temps, le millésime et une lettre désignant l’atelier émetteur. 


Le revers arbore au centre dans le champ trois fleurs de lys et indique la valeur « Double tournois » en français. En parallèle, des deniers tournois de module plus réduit, à deux fleurs de lys sont également frappés.


DOUBLE T LOUIS XIII 2

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LE TESTON - MONNAIE ROYALE


Le teston est une ancienne monnaie française d’argent créée par Louis XII par l’ordonnance du 6 avril 1514 et con­firmée sous François Ier par l’ordonnance de 1540. 


Il s’agit de la première monnaie lourde d’argent frappée en France.


D’après le lexicographe Richelet, le teston est une pièce d’argent qui équivaut à dix sols et quelques deniers et dont la particularité est de présenter sur l’un de ses côtés le portrait du souverain, d’où son nom (de l’italien testone signifiant « tête »). 


Son poids est de 9,54 g.

TESTON LOUIS XII


Les premiers testons ont été fabriqués en 1450 à Milan par les Sforza qui rétablirent ainsi l’usage initié par la Rome antique de faire figurer le portrait du souverain sur la monnaie. 


En devenant duc de Milan en 1504, Louis XII se réappropria cet usage pour les monnaies françaises, tandis que des testons milanais circulèrent en Provence et dans le Dauphiné.


Les testons furent frappés sous Henri II, Charles IX (où son cours monta à 14 sols) et Henri III, lequel fit suspendre leur fabrication en 1577 pour les remplacer par des quarts et huitièmes d’écu mais aussi des francs en argent. 

Ils furent démonétisés sous Louis XIII en 1641, son cours équivalant alors à 19,5 sols.


Il a également été frappé des testons en Lorraine, en Suisse, dans le duché de Savoie, au Portugal, en Écosse, et même au… Brésil. 

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TESTON HENRI IV

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CHRONOLOGIE NUMISMATIQUE


XVIe s. av.J.-C. - Utilisation des cauris comme monnaies en Chine.

XIe s. - Utilisation de pièces de monnaie de bronze en Chine.

VIIe s. - Apparition du statère d’argent dans le royaume de Lydie (Turquie)

VIe s. av.J.-C. - Apparition de monnaies coulées en Grèce.

- 269. - Installation du premier atelier monétaire sur le Capitole de Rome.


751. - Pépin le Bref fait frapper un denier d’argent pesant 1,30 g soit 1/264e de la livre.

800. - Charlemagne établit un système monétaire monométallique selon lequel la livre est égale à 20 sous, et le sou est égal à 12 deniers.

987. - Le denier parisis est consacré monnaie royale.

1066. - Le système monétaire des Francs est introduit en Angleterre par Guillaume le Conquérant, avec sa livre égale à 20 shillings.

1204. - Le denier tournois devient monnaie royale.

1226. - Un rapport de parité est établi entre les livre parisis et tournois, selon lequel 4 parisis valent 5 tournois.

1270. - Louis IX met en circulation un écu d’or de 4,19 g à 24 carats, valant 10 sous tournois, et un gros tournois d’argent de 4,22 g.

1290. - Le petit royal de Philippe le Bel porte l’effigie du souverain.

1360. - Jean II le Bon, qui vient d’être libéré sur rançon, par les Anglais, après quatre années de captivité, instaure le franc dit « à cheval », d’un poids de 3,88 g d’or fin.

1365. - Charles V le Sage fait frapper un franc dit « à piedo» de 3,82 g à 20 carats, encore appelé denier d’or aux fleurs de lys.

1389. - Sous les règne de Charles VI, apparition du point secret sur le revers des monnaies.

1423. - Charles VII, dit le petit roi de Bourges, émet un franc d’or de 3,059 g – le dernier franc d’or frappé avant la fin de l’Ancien Régime.

1513. - Création du teston, sous le règne de Louis XII, à l’effigie du roi sur l’avers. Il cessera de circuler sous le règne de Louis XIII.

1540. - Sous le règne de François Ier, apparition d’une lettre d’identification sur le revers des monnaies.

1550. - Henri II émet un Henri d’or de 50sous tournois. Cette monnaie va de pair avec un double-Henri et un demi-Henri.

1551. - Création de la Monnaie du Moulin du Louvre, frappant les monnaies au balancier.

1561. - Charles IX fixe le poids de l’écu au soleil à 3,37 g.

1575. - Henri III crée un franc d’argent pesant 14,188 g de métal fin, et valant 20 sous tournois.

1640. - Louis XIII le Juste crée le louis d’or qui vaut 10 livres et qui connaîtra des poids de métal fin divers (6,75 g à sa première mise en circulation) avant de devenir républicain. 

1641. - Création du louis d’argent ou louis blanc de 60 sols, pesant 27,45 g.

1656. - Abandon de la fabrication des écus d’or frappés sous le règne de Charles IX.

1685. - Invention du procédé mécanique permettant d’imprimer une devise ou une cannelure sur la tranche des monnaies.

1701. - Création de « billets de monnoye » avec intérêt de 4%, pour pallier à un manque de monnaies métalliques.

1716. - John Law crée une banque royale et émet des billets d’une valeur de 10 à 1 000 écus.

1722. - La planche à billets de banque de John Law est solennellement brûlée en place publique, à Paris.

1726. - La valeur de l’écu aux rameaux d’olivier est fixé à 29,488 g pour 5 livres.

1790. - Émission d’une monnaie-papier nationale matérialisée par des assignats dont la valeur repose sur celle des biens du clergé, précédemment confisqués par l’État.

1793. - Adoption du système décimal composé de centimes et de décimes.

1795. - Le franc républicain est une monnaie d’argent pesant 5 g au titre de 0,90 g d’or fin.

1800. - Création de la Banque de France, responsable de l’émission de la monnaie-papier.

1803. - Création du franc germinal, monnaie républicaine en argent, d’un poids de 4,5 g d’argent ou 290,33 mg d’or.

1865. - Création de l’Union latine, qui réunit le franc français aux francs suisse, belge et luxembourgeois, ainsi qu’à la lire italienne. Elle sera dissoute en 1927.

1928. - Fin du franc germinal par une réforme monétaire qui le devalue de 80% et en fait un franc de quatre sous.

1936. - Première d’une série de dévaluations de la monnaie française, au titre du Front populaire ; elle est de 34 %.

1948. - La monnaie française est dévaluée de 44%.

1052. - Réforme monétaire et économoqie, dite Réforme Pinay.

1958. - Le franc est dévalué de 18%.

1960. - Création du « nouveau franc », d’un poids de 180 mg d’or fin ; 100 francs = 1NF.

1971. - Les États Unis d’Amérique suspendent la convertabilité du dollar en or.

1072. - Instauration du Serpent monétaire européen, destiné à encadrer les fructuations des taux de change entre les pays membres de la Communauté européenne.

1976. - Abandon de la référence à l’or par les pays membres du Fonds monétaire international.

1979. - Institution de l’ECU (European Currency Unit), monnaie de compte d’un nouveau système européen.

1995. - Création d’une monnaie unique européenne baptisée euro (€).La France aurait souhaité lui donner le nom d’écu.

2002. - L’euro (€) est matérialisé par l’émission de 8 pièces et de 7 billets papier ; il s’agit d’une monnaie commune à 23 pays européens.

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DE L'ÉCU D'OR AU 50 FRANCS ARGENT


L’ÉCU  D’OR


1263. - Création de l’écu d’or sous le règne de Louis IX, dit Saint Louis.

L’écu vaut trois livres, il a un diamètre de 24 mm. 

L’écu vaut 3 livres tournois ou gros tournois.

La livre vaut 30 sols ou sous. Le sol vaut 12 deniers.


Ecu d'or


L’ÉCU  D’ARGENT


1640. - Apparition, sous le règne de Louis XIII, de l’écu d’argent. Sa valeur est de 3 livres.

La valeur de l’écu est celle du franc de Jean le Bon (1360).


Sous le règne de Louis XIV, l’écu vaut 4 livres. 

Sa valeur est portée à 6 livres sous le règne de Louis XVI.


1793. - Après la mort de Louis XVI, la pièce de six livres devient pièce de 5 francs (soit de 100 sous).


Ecu LOUIS XIII


50  FRANCS  ARGENT


1974. - Émission d’une pièce de 50 francs aux dimensions et décors de la pièce révolutionnaire.

Il s’agit de la monnaie française la plus grande (41 mm de diamètre) et la plus lourde (27 g d’argent pur) jamais émise.


50 FRANCS HERCULE

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